La compagnie de la Cyrène

Théâtre et Musique

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Roman-photo

Une histoire commune


Le projet


Une aventure artistique avec vous, Martinodien(ne)s, Maraisien(ne)s et Beauvaisien(ne)s !


Nos réunions de ce mois de Juin 2018 à Aux Marais puis Saint Martin le Nœud ont permis de préciser le projet, pas triste, on dira même : magnifique !
60 personnes sont prêtes à participer à l'aventure et peut-être encore un peu plus d'ici les prises de vue ... !
N'hésitez pas à vous inscrire afin que d'autres personnages voient le jour !
Car :
C’est une aventure peu banale que propose la Compagnie de la Cyrène :
. écrire un scénario de fiction qui tienne compte des lieux caractéristiques des deux deux villages
. vous proposer d’en « interpréter » les multiples personnages et réaliser une série de photos en noir et blanc (comme pour un roman-photo)
. créer un spectacle théâtral interprété par des comédiens professionnels, dont le fond de scène sera un écran sur lequel seront projetées au fur et à mesure les photos réalisées avec vous.
Le scénario sera écrit par Roger Wallet, écrivain beauvaisien bien connu. Les photos seront réalisées par Jean-Louis Bouché qui tint, de nombreuses années durant, son magasin à Beauvais.
La mise en scène du spectacle sera assurée par Gilles Remy, collaborateur attitré de la Cie de la Cyrène. Les interprètes en seront Julie Evrard, Guillaume Paulette et Michel Fontaine, qui en assumera également, avec Gérard Eloy, la responsabilité musicale.

Votre rôle dans cette aventure...


Il vous est proposé de vous glisser dans la peau d’un personnage de l’histoire. Chaque figurant aura un rôle adapté à son âge et à son physique – femmes, hommes, enfants et adultes de tout âge. L’action se déroulant de nos jours, il n’y aura aucune nécessité de « se costumer ».
Il n’est pas davantage nécessaire de se sentir comédien : il s’agit de photos et les personnages sont saisis dans des attitudes simples de la vie quotidienne : sourire, rire, s’étonner, boire un café, discuter… Il suffit d’être naturel, d’être « soi-même ».
Sur le fond, le scénario racontera « une belle histoire » - pas de criminels ni d’assassins – et mettra en valeur tant les beaux lieux de nos deux villages qu’un profond attachement à l’idée de solidarité, de civisme.


Le planning.


Une réunion de présentation, en présence des artistes, se déroulera les 19 et 26 mai.
Le scénario vous sera communiqué fin juin et vous pourrez faire part à l’auteur de vos remarques et de vos suggestions. Le texte définitif sera fixé dans l’été.
Les séances photos se dérouleraient fin septembre début octobre. Un planning très précis sera bien sûr établi avec chacun d’entre vous. L’objectif est que la Cie dispose de tous les éléments fin octobre.
Suivra le travail de préparation « technique » du spectacle : sélection des photos, écriture de la partition scénique des comédiens professionnels, création sonore et, bien sûr, répétitions. Les représentations (à Saint-Martin et à Aux-Marais) auront lieu en avril 2019.

L'histoire....


Premier découpage
1. Salle de classe. Leçon d’histoire sur la 2de Guerre mondiale : les lois racistes, les camps d’extermination...
2. Chez le papi : «Tu as fait la 2de Guerre mondiale, toi ?» « J’étais trop petit, j’avais 4 ans en 1939. Mais plus tard j’ai fait la guerre d’Algérie.» Conversation autour de l’Algérie, des Arabes, du racisme.
3. 8h - Une voiture immatriculée 1943JL43 devant une grande maison (avec porche). Une femme ouvre les volets sur la rue. L’homme finit de boire son café. Il va chercher son fils qui arrive par le train à Beauvais...
4. Vers 9h15. Au bistrot d’Aux-Marais. La conversation porte sur la Fête de l’Âne (juin 2019 ?) : l’un des clients au moins y prend part (propriétaire d’ânes ? aux démonstrations agricoles ?)... à 9h30 arrive le «doyen» (91 ans, né en 1920). Il raconte que les enfants de l’école l’ont interrogé sur la guerre de 40 et ce qui s’est passé à SMLN. Il a évoqué la «cabane des Allemands»...
5. à la mairie : l’employé communal discute avec la secrétaire de mairie : «Qui c’est le gars qui a racheté... (il parle de la maison évoquée au 3) ?» «Un gars qui vient de la Haute-Loire.» «Et il fait quoi ?» «Je sais pas trop. Peut-être un prof à la retraite...» Le maire arrive et corrige : «Mais non, il est libraire à Brioude.» Puis le maire demande à l’employé de ...
6. Un(e) journaliste de Beauvais-Hebdo entre à la boulangerie. Il explique qu’il fait un article sur le village aujourd’hui et hier. Il lui présente une carte postale : «C’était ici le café-tabac Hardy (Hureau ?) ?» «Ah non, c’était à côté.» Elle sort pour lui montrer. Photo.
7. Le «professeur» Cauvin sort promener son chien. Il croise des collégiens à vélo «Bonsoir, professeur !» «Elle est là, ta grand-mère ?»... Cauvin entre dans une maison et bavarde avec la grand-mère. Il travaille à un livre sur SMLN autour de la Guerre de 40... Il recueille des souvenirs. Ils évoquent le café Huet et la charcuterie... et le père du professeur qui était docteur.
8. Fin de journée : répétition de la société musicale d’Aux-Marais. On répète une chanson écrite par un poète local en honneur aux ânes («Le grison»).
9. Chez les Paxa. Le fils évoque son grand-père Ion Paxa : «Où elle habitait, la tante Henriette ? - Il faisait quoi, l’oncle Raymond ? - Quand est-ce qu’il est venu à Brioude ?»
10. Dans la nuit, un personnage inidentifiable se faufile dans la rue du côté du café Hardy, il semble accrocher qq chose sur le volet...
11. Le matin, le propriétaire de l’ancien café Hardy pousse ses volets sans se rendre compte de rien. La boulangère, elle, s’étonne de l’affichette qu’elle trouve sur sa porte : «Ici Jean Larivière achetait une boule de pain en sortant de l’école. Merci à vous.» Elle la montre à la première cliente, «C’est quoi, ça ?»
12. Au bistrot d’Aux-Marais. Entre le propriétaire de l’étang. «Vous connaissez, vous, un certain Jean Larivière ?» «Non, pourquoi ?» Il montre une affichette qui a été punaisée contre un arbre : «Ici Jean Larivière a appris à pêcher la truite. Merci à vous.»...
13. Maison des Paxa. Dans la pièce du bas, Petre et X installent des photos : photos d’un homme à différents âges de sa vie (de 20 à 70 ans ; photos de famille et dans son activité de libraire), un cartel précise le contexte sous chaque photo ; un cadre est vide : «Petre Paxa et ses parents».
14. Mairie de SMLN (ou AM). Le maire appelle la gendarmerie de Beauvais. Il indique que de mystérieuses affichettes ont surgi dans la nuit - une vingtaine. «A Aux-Marais (ou SMLN) aussi, à ce que m’a dit le maire.» Le commandant envoie immédiatement qqn. Le maire dispose sur une table la quinzaine d’affichettes. Le maire d’AM arrive avec ses affichettes. Tous deux s’étonnent. Ils ne connaissent pas de Jean Larivière.
15. Au cimetière. L’employé communal est étonné de découvrir sur le mur du cimetière une affichette apposée à un emplacement sans tombe : «Ici a été enterré Jean Larivière. Merci au Docteur Cauvin.» Portable. Peu après arrivent les deux maires et deux gendarmes. Tous s’étonnent sans comprendre.
16. Chez le professeur Cauvin. Le maire lui présente l’affichette du cimetière. Cauvin ne comprend pas : ce nom lui est totalement étranger.
17. Mairie de AM. Le maire appelle le maire de SMLN : «Tu as trouvé qq chose ?» Le maire de SMLN, registre des décès en main : «Rien. Mais le registre a été ouvert en 1960. Cauvin a promis d’aller aujourd’hui aux archives.»
18. Aux Archives. Le professeur examine le registre des décès d’avant 1960. Il finit par trouver : Jean Larivière, ../..:1942, mort naturelle.
19. Tard le soir. De retour chez lui, le professeur recherche dans les archives de son père (cartons, boîtes à chaussures...). Il finit par trouver un double de l’acte de décès en question.
20. Même scène qu’en 10 : le personnage colle qq chose sur un panneau indicateur de rue.
21. Stupeur au matin : des habitants se rendent compte que des panneaux indicateurs de rues ont été remplacés par d’autres indications : soit des prénoms et noms inconnus des gens, soit des indications liées à des activités enfantines (Rue du premier vélo, Place du Chat perché...)
22. Des enfants (ados ?) qui se rendent aux grottes y trouvent aussi une affichette : «Les Tziganes n’ont pas d’histoire, ils ont seulement de la géographie. Gilles Deleuze.»
23. SMLN : théâtre d’improvisation. L’animateur(trice) propose comme thème de travail la citation de Gilles Deleuze...
24. Mairie de AM : séance de travail avec les deux conseils municipaux de AM et SMLN, en présence du commandant de gendarmerie. On débat des «événements». Pas d’inquiétude : rien de grave, un gag d’ados... Le professeur Cauvin montre la copie de l’acte de décès. Arrive le «doyen». Il dit qu’il y a un nom qui lui dit quelque chose. C’était celui d’un enfant qui était arrivé en cours d’année au CM1, il ne savait pas d’où il venait «et un jour il n’était plus là, le maître avait dit qu’il était reparti je ne sais où dans sa famille, dans le Midi de la France». «Et Jean Larivière, ça vous dit qq chose ?» «Larivière ? Non, rien.»...
25. Bistrot d’AM. Arrive le «doyen». Il explique que qq chose lui est revenu dans la nuit : le souvenir d’un gamin tzigane qui était arrivé dans sa classe. Il avait un drôle de nom comme Baxa ou Taxa. Ils étaient copains... Un client dit : «A SMLN il y a quelqu’un qui s’est installé il n’y a pas longtemps et qui a un nom un peu comme ça...»
26. Matinée. Petre Paxa, sa femme et son fils distribuent des flyers dans les boîtes à lettres. «Samedi, 16h, inauguration du Petit musée provisoire de Ion Paxa (adresse)». Une habitante qui sort : «C’est qui ?» P.P. : « Mon père»...
27. Chez les Paxa. Arrive le maire de AM. «M. Paxa, j’ai tenu à vous apporter moi-même la réponse à votre demande d’exhumation du corps de votre père, M. Ion Paxa. Personne de ce nom n’a jamais été enterré dans notre cimetière.» Puis ils parlent de ce «Petit musée provisoire». P.Paxa explique : son père, enfant, a vécu qq temps à SMLN. Il en avait gardé un souvenir très cher...
28. Inauguration du Petit musée. Les deux maires, une quinzaine de personnes. Petre Paxa et X expliquent, photos à l’appui, la vie de Ion Paxa (en omettant le passage sur sa «mort»). Irruption de l’employé communal : un trou a été creusé dans le cimetière ! Alors Petre Paxa emmène les visiteurs dans la seconde pièce où, sur la table, se trouve un cercueil d’enfant en mauvais état. C’est lui qui, cette nuit, est allé creuser dans le cimetière. «C’est la tombe de mon père !» Et il explique tout le subterfuge avec le docteur Cauvin pour faire croire au décès de Jean Larivière (alias Ion Paxa) et son «exfiltration» dans le sud de la France où il sera à l’abri... Il ouvre le cercueil : il y a une photo (qu’il installe dans le cadre vide) de Ion et ses parents, et un cahier de chants et récitations.
29. Le groupe Impro Théo improvise sur la musique de «Djelem djelem» (l’hymne tzigane). Arrive le «doyen» : «C’est cette chanson-là qu’il m’avait apprise !» et il chante...

Les personnages


. enseignant(e)
. classe de CM2 (au moins 10/12 élèves)
. un papi (80 ans)
. un enfant de 10 ans
. Petre Paxa (50/60 ans)
. sa femme X (idem)
. le fils Paxa (25/30 ans)
. le(la) maire de SMLN
. le(la) maire d’AM
. le patron du café
. 4 clients (âge indiff.)
. le «doyen» (91 ans)
. l’employé communal
. la secrétaire de mairie
. un(e) journaliste (30/35 ans)
. la boulangère
. Etienne Cauvin (70 ans)
. 3 ados (G/F)
. une grand-mère (80 ans)
. la Société musicale d’AM
. un(e) chanteur(euse)
. le(la) poète(sse)
. une cliente
. 2 gendarmes
. le responsable des Archives
. des habitant(e)s
. 3/4 enfants
. ImproThéo
. des conseillers (H/F) - une vingtaine